Stage évasion Stockholm du 21 au 27 juin 2025
Journal de bord d’un équipage à la recherche de sauna et de soleil

Jour 1 – De Charybde en Scylla
Que serait une aventure sans un peu de déconvenue ? Dans une cacophonie franco-anglo-allemande, nous tentons péniblement de monter à bord de notre voilier. Problèmes électriques, matelas mouillés, contrats mal traduits n’entameront ni notre bonne humeur, ni notre motivation, mais ralentiront le périple, dont le départ devra être reporté au lendemain première heure.
Jour 2 -Dimanche matin – Fisksitra – vers 7h00
Les gilets sont numérotés, les courses sont faites, les menus sont arrêtés, les lignes de vies installées. C’est l’heure du topo sécurité. Jacques, le chef de bord, coiffé de sa couronne de fleurs en l’honneur du Midsusmmer, fait les rappels de base à l’équipage attentif et impatient. Ils sont sept à s’être embarqués dans cette folle aventure : Béatrice, Carole, Denis, Igor, Grégoire, Marguerite et Michel. Unis par la passion des réglages fins et du vent favorable, ils n’ont qu’une hâte : partir.
Dès la pause déjeuner, dans le port naturel, pas de répit, les plus braves sont dans l’eau glaciale de Napoleon Viken, petite crique charmante et isolée.
Le premier mouillage se fera sur l’île de Dälaro Skans, à 15 milles de notre point de départ. Le vent certain et la météo presque ensoleillée rendent le trajet fluide et agréable. En arrivant, quelle aubaine : Antarès, notre fidèle 37 pieds, est le seul à s’être aventuré sur ce rocher d’à peine 2 km², paradis des oiseaux. C’est l’occasion de faire notre première manoeuvre de mouillage à la suédoise : pendille à la main, le bateau s’amarre solidement en anticipation des vents nocturnes. A l’abri des regards indiscrets, l’équipage rejoint les bras de Morphée, se préparant au déluge qui les attend le lendemain.
Jour 3
Le lundi, c’est la courageuse Béatrice qui bravera le vent en barrant sans répit sous la pluie incessante. Pas le choix : il nous faut avancer si nous voulons rejoindre la magnifique île d’Utö, réserve naturelle où nous espérons trouver douche chaude et sauna. Malgré l’humidité ambiante, le vent nous est favorable et nous permet d’avancer droit vers le port et de nous jeter sur les chocolats chauds. Cette île semble très prisée des habitants de Stockholm pour déconnecter. Les magnifiques chemins de randonnée permettent de longer la côte et d’apprécier les paysage, avant d’aller se réchauffer dans le sauna du port.

Jour 4
Le lendemain, forts de notre expérience de la veille, nous sommes parés à affronter la pluie, le vent, le froid, et même la neige, avec un unique but : aller chercher le soleil et le sauna. Cette fois, c’est Carole qui bénéficiera d’une douche froide aux manoeuvres sur ces 31 milles de trajet. Nous prenons le chemin de Sandham, aussi connu comme le « Saint Tropez suédois ». Le long du trajet, nous admirons des maisons typiques au détour d’un chenal étroit et peu profond (2,5m) traversant le lieu dit SODERBYSUNDET. Arrivés à Sandham nous admirerons le magnifique Biotherm de Paul Meilhat, amarré dans le port, qui se prépare à une course locale. Visite de la ville du sable, nous prenons un pot dans une Vardshus, ce sera l’occasion pour Denis de goûter à l’Aquavit, breuvage local non dépourvu d’ivresse.
Jour 5
Aucun meurtre à Sandhamn cette nuit, nous prenons la voie du Paradis, ce mercredi, Aka Onsdag, au programme : slalom entre les nombreuses îles privatives qui ornent l’archipel, en direction de Paradiset. Le pilotage acrobatique entre les rochers et la superbe maîtrise du louvoyage par Denis nous permettent de découvrir un magnifique site protégé qui accueillera notre déjeuner.
Arrivés au paradis, nous avons pu jeter notre grappin et perfectionner notre technique d’amarrage à la nordique -le deuxième essai fut le bon. Après une glace et un apéro bien mérités, l’équipage se régale d’un dîner et d’un coucher de soleil d’une rare beauté. Il n’y pas à dire : Paradiset porte bien son nom.
Jour 6
Le jeudi, le trajet se fera au moteur jusqu’à Grinda, dernière opportunité de montrer notre maîtrise de l’amarrage à la suédoise, car c’est déjà l’heure du dernier soir. En l’honneur de la fin de cette belle semaine, nous savourons un dîner dans un excellent restaurant avec vue sur mer.

Jour 7
Vendredi, c’est l’heure de rentrer. Le paisible trajet laisse peu de place à la voile mais nous louvoyons autant que possible dans le chenal de HALVKANS , là ou le WASA à coulé et poussons le style jusqu’à entrer dans le port sous voile avant. Durant le trajet, nous avons pu admirer, une dernière fois, les îles et leurs belles maisons mais également faire un dernier exercice d’HLM inopiné (avec succès). Une fois installés sur le catway, Jacques nous montre son don pour installer un bout à la gaffe deux mètres en dessous du bateau. Un dernier banquet, un peu (beaucoup) de ménage, et ce super séjour s’achève avec une nostalgie qui se fait déjà sentir.

MERCI BEAUCOUP à Jacques pour sa patience, son adaptabilité et sa bonne humeur

Ça donne envie 🙂